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Budget mobilité en Belgique : 10 questions avant de renoncer à votre voiture de société

Publié le 20 octobre 2026

Le budget mobilité permet aux travailleurs ayant droit à une voiture de société de financer une voiture électrique, des déplacements durables et, sous conditions, des frais de logement. Son accès dépend actuellement de sa mise en place par l’employeur. Une réforme envisagée imposerait de le proposer dès 2027 dans certaines entreprises d’au moins 50 travailleurs, puis en 2028 dans celles de 15 à 49 travailleurs, sans obliger les salariés à abandonner leur voiture. Au 16 octobre 2026, cette réforme n’était pas définitivement adoptée.

Le montant repose sur le coût annuel total de la voiture pour l’employeur. En 2026, il doit atteindre au moins 3 233 euros et ne peut dépasser 20 % de la rémunération brute annuelle, avec un plafond absolu de 17 244 euros. Les dépenses effectivement accessibles dépendent des choix de l’employeur.

Le loyer et les intérêts et remboursements en capital d’un crédit hypothécaire peuvent être financés si le domicile respecte les conditions de proximité du lieu habituel de travail, notamment un rayon de 10 kilomètres à vol d’oiseau. Le télétravail peut permettre de satisfaire ces conditions, évaluées mensuellement. Le travailleur doit être partie au contrat et une même dépense ne peut pas être remboursée deux fois.

Un déménagement peut modifier l’admissibilité des frais de logement sans changer à lui seul le budget. Le passage à temps partiel ne réduit pas automatiquement celui-ci, mais le maintien du droit à la voiture et la politique automobile de l’entreprise restent déterminants. Les modalités de paiement, de remboursement et de transition doivent également être vérifiées auprès de l’employeur.

Le solde inutilisé est versé après la fin de l’année, au plus tard avec le salaire du premier mois suivant. Il est exonéré d’impôt, mais soumis à une cotisation spéciale de sécurité sociale de 38,07 %. Avant de choisir, il est recommandé de demander une simulation personnalisée et d’intégrer le coût complet d’une éventuelle voiture personnelle de remplacement.

Budget mobilité en Belgique : 10 questions avant de renoncer à votre voiture de société

Échanger sa voiture de société contre un budget mobilité peut permettre de financer des déplacements plus durables et, sous conditions, des frais de logement. Avant de choisir, il faut toutefois comparer le montant disponible, les options proposées par votre employeur et vos besoins réels de déplacement.

Une extension du dispositif est envisagée dès 2027, mais la réforme n’est pas encore définitivement adoptée à la date de la source, le 16 octobre 2026. Le calendrier et les modalités présentés ci-dessous restent donc à confirmer.

1. Qui pourrait avoir accès au budget mobilité dès 2027 ?

Selon l’avant-projet décrit dans la source, les entreprises d’au moins 50 travailleurs qui mettent au moins une voiture de société à disposition depuis trois ans devraient proposer le budget mobilité aux travailleurs ayant droit à une telle voiture dès 2027. Les entreprises de 15 à 49 travailleurs suivraient en 2028.

Le travailleur resterait libre d’accepter ou non cette formule. Une obligation de proposer le budget mobilité ne signifierait donc pas une obligation de renoncer à sa voiture.

Dans le système actuel, un travailleur peut demander à passer au budget mobilité si son employeur l’a instauré.

2. Comment le montant du budget mobilité est-il calculé ?

Le budget dépend avant tout du coût annuel de la voiture pour l’employeur, appelé Total Cost of Ownership, ou TCO. Celui-ci comprend notamment :

  • le leasing ou l’amortissement du véhicule ;
  • l’énergie ;
  • l’entretien ;
  • les assurances ;
  • les taxes.

Selon les données rapportées dans la source, en 2026, le budget doit atteindre au moins 3 233 euros par an. Il ne peut dépasser 20 % de la rémunération brute annuelle, avec un plafond absolu de 17 244 euros.

L’employeur peut calculer le montant individuellement ou utiliser le coût moyen d’une voiture de référence pour une catégorie de fonctions.

À titre indicatif, SD Worx relève un budget médian de 8 245 euros pour 2025. Chez Monizze, le budget moyen attribué en 2026 atteint 7 786 euros. Ces données proviennent de populations différentes : elles ne constituent ni un montant garanti ni une estimation de votre budget personnel.

3. Quelles dépenses peut-on financer ?

Le budget mobilité repose sur trois piliers :

PilierUtilisation
1. Voiture de sociétéUne voiture qui doit désormais être 100 % électrique, selon les règles décrites dans la source.
2. Mobilité durable et logementNotamment les transports en commun, le vélo et certains frais de logement, sous conditions.
3. Solde en espècesLe montant restant après les autres dépenses, versé après la fin de l’année et soumis à une cotisation spéciale.

Votre employeur ne propose pas nécessairement toutes les possibilités prévues par le cadre légal. Demandez la liste précise des dépenses acceptées avant de prendre votre décision.

4. Peut-on payer son loyer ou son crédit hypothécaire ?

Oui, sous conditions. Le deuxième pilier permet de financer le loyer ainsi que les intérêts et les remboursements en capital d’un emprunt hypothécaire lorsque le domicile se trouve dans un rayon de 10 kilomètres à vol d’oiseau du lieu habituel de travail.

Le télétravail peut également intervenir dans cette appréciation. Selon la FAQ officielle citée par la source, le lieu habituel de travail est évalué mois par mois. Lorsque le travailleur exerce son activité à plusieurs endroits, la condition peut être remplie si la majorité de ses heures de travail du mois sont prestées à domicile ou dans le rayon requis.

Habiter à plus de 10 kilomètres du bureau principal n’exclut donc pas automatiquement le financement du logement. Il faut examiner l’organisation effective du travail pour le mois concerné.

5. Et si le logement ou le crédit est partagé avec son partenaire ?

Le travailleur doit être lui-même partie au contrat : locataire pour un loyer, ou emprunteur, seul ou avec son partenaire, pour un crédit hypothécaire.

Selon la source, le remboursement ne doit pas nécessairement être limité à sa quote-part. Si les deux partenaires disposent d’un budget mobilité, ils peuvent répartir les frais entre leurs budgets.

Une même dépense ne peut toutefois pas être remboursée deux fois. Il est donc important de coordonner les demandes lorsque les deux membres du couple utilisent ce dispositif.

6. Que se passe-t-il en cas de déménagement ?

Un déménagement ne modifie pas, à lui seul, le montant du budget mobilité. Il peut en revanche changer les dépenses admissibles.

Si votre nouveau domicile ne remplit plus les conditions liées au lieu de travail, vous pourriez perdre la possibilité de financer votre logement. À l’inverse, un rapprochement peut ouvrir cette possibilité.

Avant de compter sur le budget mobilité pour un futur loyer ou crédit, faites vérifier votre situation en tenant aussi compte de votre télétravail éventuel.

7. Un passage à 4/5ᵉ réduit-il le budget mobilité ?

En principe, un passage à temps partiel après l’entrée dans le système ne réduit pas automatiquement le budget. Selon Monizze, cité dans la source, le plafond de 20 % continue à être calculé sur la rémunération correspondant à un temps plein.

La politique automobile de l’entreprise, ou car policy, reste toutefois déterminante :

  • si le passage sous un certain temps de travail entraîne la perte du droit à une voiture, le budget mobilité disparaît également ;
  • si le droit à la voiture est maintenu moyennant une contribution personnelle, le budget peut être adapté.

Avant un congé parental à 4/5ᵉ, demandez à votre employeur une confirmation de l’incidence sur votre budget.

8. Peut-on garder sa voiture aujourd’hui et changer d’avis plus tard ?

Oui, en principe. Conserver sa voiture de société ne ferme pas définitivement l’accès au budget mobilité, pour autant que le dispositif soit disponible auprès de l’employeur.

Le changement ne sera cependant pas toujours immédiat. Dans la réforme envisagée, l’employeur pourrait attendre l’échéance du leasing ou du contrat d’utilisation en cours avant d’effectuer la transition. Cette disposition reste à confirmer lors de l’adoption définitive du texte.

9. Faut-il avancer toutes les dépenses ?

Pas nécessairement. L’employeur peut payer directement certaines dépenses, rembourser des frais avancés par le travailleur ou combiner les deux méthodes.

Avant d’opter pour le budget mobilité, renseignez-vous sur :

  • les justificatifs à fournir ;
  • la procédure et les délais de remboursement ;
  • les moyens de paiement disponibles ;
  • l’outil éventuel de suivi du solde.

Ces modalités pratiques peuvent influencer votre trésorerie au quotidien.

10. Que devient le budget non utilisé ?

Le solde non dépensé relève du troisième pilier. Il ne peut pas être réclamé en espèces à n’importe quel moment.

Selon les règles rapportées dans la source, il est versé après la fin de l’année, au plus tard avec le salaire du premier mois de l’année suivante. Il est exonéré d’impôt, mais soumis à une cotisation spéciale de sécurité sociale de 38,07 %.

Le montant restant dans votre enveloppe ne correspond donc pas au montant net que vous recevrez.

Avant de choisir : comparez votre situation complète

Ne comparez pas uniquement le budget annuel à la valeur apparente de votre voiture de société. Demandez à votre employeur une simulation précisant le montant attribué, les dépenses autorisées et les conséquences d’un changement de situation.

Si vous envisagez d’acheter une voiture personnelle pour remplacer celle de société, intégrez également son coût : achat ou financement, énergie, entretien, taxes et assurance.

Pour examiner les assurances liées à ce changement de véhicule, vous pouvez solliciter DPM Group Assurances. Préparez les informations sur le véhicule envisagé, son usage et les conducteurs concernés afin de permettre une analyse adaptée. Les garanties, exclusions et conditions dépendront du contrat proposé.

Source : L’Echo, Caroline Sury, « Budget mobilité : dix questions à vous poser avant de renoncer à votre voiture de société », 16 octobre 2026. Les dispositions annoncées pour 2027 et 2028 restent conditionnées à l’adoption définitive de la réforme.

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