
Accidents de trajet en mobilité douce : hausse de 9,3 % en Belgique en 2025
Publié le 24 septembre 2026En Belgique, les accidents sur le chemin du travail impliquant des modes de mobilité douce ont augmenté de 9,3 % entre 2024 et 2025, atteignant 11.534 cas. Ils représentent désormais 45 % des accidents de trajet, contre 34 % en 2019. La hausse concerne particulièrement les trottinettes électriques, vélos électriques et speed pedelecs, dont les accidents peuvent entraîner des incapacités temporaires ou permanentes importantes.
Un accident de trajet peut être assimilé à un accident du travail s’il survient sur un trajet normal ou raisonnablement justifié entre le domicile et le lieu de travail. L’assurance de l’employeur peut couvrir les soins, l’incapacité de travail et certains frais, sans exclure une indemnisation complémentaire si un tiers est responsable.
Les risques sont plus élevés en automne et en hiver, notamment en janvier, en raison de la météo, de l’obscurité et de l’état des routes. La prévention repose sur un équipement adapté, un véhicule entretenu, un itinéraire sûr, le respect du Code de la route et une vigilance accrue. Après un accident, il est essentiel de consulter un médecin, d’avertir l’employeur, de préserver les preuves et de faire déclarer l’accident.

Accidents sur le chemin du travail : la mobilité douce en hausse de 9,3 % en Belgique
Publié le 11 septembre 2026
Les accidents sur le chemin du travail impliquant un vélo, un vélo électrique, un speed pedelec ou une trottinette électrique continuent d’augmenter en Belgique. Selon les estimations d’Assuralia, ils ont progressé de 9,3 % entre 2024 et 2025, passant de 10.553 à 11.534 dossiers.
Cette tendance reflète l’essor de la mobilité douce pour les trajets domicile-travail. Si ces moyens de transport sont pratiques, économiques et plus durables, ils exposent également les travailleurs à des risques parfois importants, notamment lors des périodes de faible visibilité ou sur des infrastructures inadaptées.
La mobilité douce représente 45 % des accidents de trajet
La part des accidents de trajet liés à la mobilité douce a fortement progressé ces dernières années. Elle atteint désormais 45 % des accidents sur le chemin du travail, contre 34 % en 2019.
Selon les chiffres estimés par Assuralia pour 2025 :
- 119.280 accidents du travail ont été enregistrés ;
- 93.770 accidents sont survenus sur le lieu de travail ;
- 25.510 accidents se sont produits sur le chemin du travail ;
- 11.534 accidents de trajet impliquaient un moyen de mobilité douce.
Alors que le nombre total d’accidents du travail diminue légèrement, les accidents lors des déplacements entre le domicile et le travail restent en hausse, en particulier chez les utilisateurs de deux-roues et d’engins électriques.
Trottinettes électriques et speed pedelecs : une sinistralité en forte hausse
Les nouveaux modes de déplacement électriques enregistrent une progression particulièrement marquée.
| Mode de déplacement | Accidents en 2019 | Estimation en 2025 |
|---|---|---|
| Trottinette électrique | 208 | 1.460 |
| Vélo électrique | 273 | 626 |
| Speed pedelec | 113 | 469 |
Les accidents impliquant une trottinette électrique représentent désormais 6,1 % des accidents sur le chemin du travail, contre 0,8 % en 2019.
Les conséquences peuvent être sérieuses :
- 80 % des accidents de trajet en trottinette électrique entraînent une incapacité de travail temporaire ;
- 11 % des accidents impliquant un speed pedelec occasionnent une incapacité permanente ;
- ce taux atteint 9 % pour les accidents en trottinette électrique.
La vitesse, le manque de protection, les obstacles urbains et la vulnérabilité des usagers contribuent à la gravité de certains accidents, particulièrement en cas de chute ou de collision avec un véhicule.
Qu’est-ce qu’un accident sur le chemin du travail ?
En Belgique, un accident survenu sur le chemin du travail peut être assimilé à un accident du travail. Il doit, en principe, se produire sur le trajet normal entre la résidence et le lieu de travail.
Pour être reconnu, l’accident doit notamment :
- avoir causé une lésion corporelle ;
- s’être produit pendant un trajet habituel ou raisonnablement justifié ;
- présenter un lien cohérent avec les horaires et l’activité professionnelle.
Le trajet couvert ne correspond pas forcément au chemin le plus court. Certains détours peuvent être admis lorsqu’ils sont raisonnables et justifiés, par exemple pour déposer ou reprendre un enfant, pratiquer le covoiturage ou se rendre sur un autre lieu de travail.
Chaque situation est néanmoins examinée selon ses circonstances propres. Il est donc essentiel de déclarer l’accident rapidement et de conserver les éléments utiles à l’établissement des faits.
Quelle indemnisation après un accident de trajet ?
Lorsqu’un accident sur le chemin du travail est reconnu, l’assurance accidents du travail souscrite par l’employeur peut intervenir pour différents postes, notamment :
- les frais médicaux, pharmaceutiques et d’hospitalisation ;
- l’indemnisation d’une incapacité temporaire de travail ;
- l’indemnisation d’une incapacité permanente éventuelle ;
- l’aide d’une tierce personne lorsque celle-ci est nécessaire ;
- certains frais de déplacement ;
- l’indemnisation des ayants droit en cas de décès.
Selon Assuralia, le coût moyen supporté par l’assureur atteint 2.715 € en cas d’incapacité temporaire et 101.611 € en cas d’incapacité permanente.
Lorsqu’un tiers est responsable de l’accident — par exemple un automobiliste, un cycliste, un autre usager ou, dans certains cas, un gestionnaire de voirie — une intervention complémentaire de l’assurance responsabilité civile du responsable peut être envisagée.
Les périodes les plus à risque pour les accidents de mobilité douce
Les accidents de trajet impliquant la mobilité douce sont plus fréquents en automne et en hiver. Le mois de janvier représente à lui seul 13,3 % des accidents annuels concernés.
Cette hausse s’explique notamment par :
- l’obscurité et la visibilité réduite ;
- la pluie, le gel ou les chaussées glissantes ;
- un éclairage insuffisant ;
- des conditions de circulation plus difficiles.
Un second pic est généralement observé en juin, lorsque davantage de travailleurs privilégient le vélo ou la trottinette pour leurs déplacements professionnels.
Prévenir les accidents sur le trajet domicile-travail
La prévention des accidents de trajet concerne à la fois les travailleurs et les employeurs. Pour réduire les risques à vélo, en speed pedelec ou en trottinette, il est recommandé de :
- privilégier un itinéraire sécurisé, même s’il est légèrement plus long ;
- contrôler régulièrement les freins, pneus, éclairages et éléments de sécurité ;
- veiller à être visible, de jour comme de nuit ;
- porter un casque et des vêtements adaptés aux conditions météorologiques ;
- respecter le Code de la route et les règles propres au véhicule utilisé ;
- adapter sa vitesse à l’état de la chaussée et à la circulation ;
- anticiper les angles morts, les portières de voiture et les traversées ;
- éviter toute distraction, en particulier l’utilisation du téléphone ;
- s’arrêter dans un endroit sûr avant de téléphoner ou d’envoyer un message.
Les employeurs peuvent également jouer un rôle préventif en organisant des campagnes de sensibilisation, en communiquant des conseils de sécurité ou en intégrant la mobilité dans leur politique de bien-être au travail.
Que faire après un accident sur le chemin du travail ?
En cas d’accident lors d’un trajet domicile-travail, il est conseillé d’agir sans attendre :
- consultez un médecin, même si les douleurs paraissent limitées ;
- informez votre employeur dans les meilleurs délais ;
- assurez-vous qu’une déclaration d’accident du travail soit introduite ;
- conservez les certificats médicaux, factures et justificatifs de frais ;
- recueillez les coordonnées des témoins ;
- prenez des photos des lieux, du véhicule et des éventuels dégâts ;
- contactez la police lorsque les circonstances ou les blessures le justifient.
Une déclaration complète et rapide facilite l’analyse du dossier par l’assureur accidents du travail.
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Assistance voyage : vérifiez vos garanties avant le départ
Avant de voyager, il est essentiel de vérifier précisément ses garanties d’assistance, car l’assurance auto, la mutuelle ou la carte de crédit ne couvrent pas nécessairement les mêmes risques, personnes ou destinations. L’assistance organise concrètement les interventions en cas de panne, accident, maladie, hospitalisation, rapatriement, perte de documents ou immobilisation du véhicule. Il faut distinguer l’assistance automobile, centrée sur le dépannage et le véhicule, de l’assistance aux personnes, qui couvre notamment les frais médicaux, l’hospitalisation et le rapatriement. Avant le départ, vérifiez le territoire couvert, les voyageurs assurés, les plafonds médicaux, les franchises, les exclusions, la durée maximale du séjour et les conditions applicables au véhicule de remplacement. Les garanties liées aux cartes de crédit sont souvent conditionnées au paiement du voyage avec la carte, au type de carte, à la destination et à la durée du séjour. En cas d’incident, contactez d’abord la centrale d’assistance afin qu’elle autorise et organise les prestations, puis conservez tous les justificatifs. En cas de refus, demandez une décision motivée, relisez le contrat, rassemblez les preuves et sollicitez un avis juridique si nécessaire.

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